mardi 31 mars 2020
lundi 30 mars 2020
Paris Violence - Les Marches du Royaume
[Couplet 1]
Quelle est la force
centrifuge
Qui m’a poussé hors de
la vie
Quel est l’horrible
subterfuge
Qui m’a fait échouer
ici ?
Ai-je bu trop de doubles
scotchs
Ou n’en ai-je pas bu
assez ?
Pour m’être accablé du
reproche
De ne pas savoir m’enivrer
!
[Refrain]
Ai-je passé trop de nuits
blanches
A scier, attentif, la
branche
Où le hasard m’avait
assis ?
Ai-je découpé trop de
planches
Pour des radeaux si peu
étanches
Que j’en ai fait des
crucifix !
[Couplet 2]
TGV, wagon-restaurant
Les paysages qui défilent
Sont si mornes et inutiles
En regard de ce qui
m’attend
Quand donc aurai-je le
courage
D’imposer une fois pour
toutes
Le sens unique du voyage
Au désordre de mes
déroutes ?
[Refrain]
Ai-je erré comme un
somnambule
Tournant un stupide
pendule
Sur une source bien connue
?
Trop orthodoxe noctambule
Grisé de la danse des
bulles
Je ne l’ai pas vue et
pas bue !
[Pont]
Et sans fin je me perds,
et sans fin je sillonne
Les sentiers sinueux des
marches du royaume
Nocturne cavalier au
chemin indécis
Je me sens comme un livre
Qu’on n’aurait pas
encore écrit
[Couplet 3]
Le TGV arrive enfin
Et les voyageurs
impatients
Encombrent le compartiment
Avec leurs stupides gamins
Et moi mal réveillé
encore
J’attends pétrifié
d’émotion
De savoir à quelle
station
Je vais descendre dans
l’aurore
[Refrain]
Ai-je vraiment trop voyagé
Pour avoir pris ce fâcheux
trait
De toujours oublier vers
où ?
Ou est-ce mon âme affolée
Qui par amnésie assumée
M’a posé quelques
garde-fous ?
[Outro] x2
Et sans fin je me perds,
et sans fin je sillonne
Les sentiers sinueux des
marches du royaume
Nocturne cavalier au
chemin indécis
Je me sens comme un livre
Qu’on n’aurait pas
encore écrit
dimanche 29 mars 2020
Paris Violence - La Fascination de l'Abîme
[Couplet 1]
Ne serait-on réduits qu’à
fuir
Sans cesse poussés en
avant
Par ce magnétisme du pire
Qu’est le grand aimant
du néant ?
Son champ négatif nous
éloigne
Nous jetant passifs et
idiots
Dans les griffes qui nous
empoignent
De son odieux frère
jumeau
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
[Couplet 2]
L’homme est coincé
entre deux gouffres
Et erre dans ce vide
double
Vomissant ses filets de
soufre
Et il nage dans les eaux
troubles
Du grand fleuve du devenir
Qui est celui du
disparaître
Sans planche pour se
retenir
Et sans dieu auquel se
remettre
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
[Couplet 3]
Et le lourd courant nous
emporte
Et l’on se perd dans ses
rapides
Croyant entrevoir une
porte
Quand s’ouvre la faille
sordide
On entend de célestes
harpes
Mais c’est une marche
funèbre
Et la lumière qui nous
happe
N’est qu’une plus
noire ténèbre !
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
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