Paris Violence – La Fascination De L'Abîme
samedi 4 avril 2020
vendredi 3 avril 2020
ParisV - L'Ordre Et Le Désordre (à trouver)
[Couplet 1]
Plonger son regard dans
l’abîme
N’y voir qu’opaque
obscurité
Ou chose et terrible
Y apercevoir son reflet !
Plonger son regard dans le
vide
Obscur d’une éternelle
nuit
Et soudain déceler,
livide
Quelque chose qui nous
sourit !
[Refrain]
J’aimerais voir des
fauves mordre
La chair livide du néant
Déchirer de leurs crocs
la vie et la mort
Voir naître l’ordre du
désordre
Dressant ses piliers dans
le sang
En mille temples jaillis
dans la même aurore
[Couplet 2]
Dompter le chaos par
lui-même
Est un art complexe et
curieux
Loin des catégories
humaines
Et ne s’y risque pas qui
veut !
Car il s’agit de
redresser
Le grand miroir universel
Et de froidement présenter
À Dieu son image réelle
[Refrain]
J’aimerais voir des
fauves mordre
La chair livide du néant
Déchirer de leurs crocs
la vie et la mort
Voir naître l’ordre du
désordre
Dressant ses piliers dans
le sang
En mille temples jaillis
dans la même aurore
[Couplet 3]
On a lu et relu Pascal
Sans arriver à y voir
mieux
Paris déjà si provincial
À tant de relents de
banlieue !
Ne reste qu’à ouvrir la
cage
Où nos lions étaient
enfermés
En espérant que le
carnage
Saura un peu nous amuser !
[Refrain] x2
J’aimerais voir des
fauves mordre
La chair livide du néant
Déchirer de leurs crocs
la vie et la mort
Voir naître l’ordre du
désordre
Dressant ses piliers dans
le sang
En mille temples jaillis
dans la même aurore
jeudi 2 avril 2020
Paris Violence - À Toutes Mes Nuits Blanches
[Couplet 1]
Six heures du matin et le
sommeil qui tarde
Viendra-t-il ? C’est
douteux, déjà le ciel pâlit
On s’angoisse éveillé,
ou bien l’on cauchemarde
Éternelle balance des
neurasthénies
Ce café sera-t-il le
dernier de la nuit ?
Ou le premier d’un jour
qu’on voudrait ne pas voir ?
Maudit moment de l’aube
narguant l’insomnie
Qui s’insinue perfide en
demi-jours blafards
[Refrain] x2
À toutes mes nuits
blanches
[Couplet 2]
Horreur des cheminées se
tordant sur les toits
Horreur de la lumière aux
premières fenêtres
Une rage nous prend
toujours ces moments là
Contre l'humanité aux
horaires honnêtes
Le début de la fin : en
bas, le bruit d’enfer
Des sinistres camions
dévorant nos ordures
Et bientôt ce seront les
voix des maraîchères
Qui déjà font grincer le
rideau des montures
[Refrain] x2
À toutes mes nuits
blanches
[Couplet 3]
Et nous, qu’allons-nous
faire, bannis du sommeil
À part nous asperger de
l’eau du lavabo
Et sans entrain descendre
aux allées de Bazeilles
Pour un double serré et
un croissant trop chaud !
Et voilà la journée –
cette journée des autres
À laquelle déjà on se
sent étrangers
Impatients de pousser à
nouveau notre porte
Pour pester à notre aise
contre nos destinées
[Refrain] x4
À toutes mes nuits
blanches
mercredi 1 avril 2020
Paris Violence Les Empires Au Crépuscule (à trouver)
Couplet 1]
Les hommes puent, les
hommes grognent
Les hommes fleurent la
charogne
Ils s’y agglutinent
ensemble
Et la charogne leur
ressemble
Triste déclin, triste
déroute
Époque malade et obscène
Où la populace malsaine
Ordonne et dicte – et on
l’écoute !
[Refrain]
Hypocrites pestez, pestez
valets du diable !
Retournez-vous, larbins,
dans votre boue minable !
Jasez, piaillez, hurlez du
fond de la vallée et puissiez-vous crever à vous égosiller !
Car vient l’heure du
crépuscule
Et déjà vos ombres
reculent
Sentez-vous se lever la
nocturne tourmente
Qui s’apprête à raser
vos cités décadentes ?
[Couplet 2]
Il semblerait presque
meilleur
Transfiguré par la
terreur
L’homme qui soudain
pleure et geint
Et prie le ciel, et joint
les mains
Mais le ciel s’abattra
auguste
Impitoyable en sa colère
Et trop furieux pour même
faire
La part des damnés et des
justes !
[Refrain]
Hypocrites pestez, pestez
valets du diable !
Retournez-vous, larbins,
dans votre boue minable !
Jasez, piaillez, hurlez du
fond de la vallée et puissiez-vous crever à vous égosiller !
Car vient l’heure du
crépuscule
Et déjà vos ombres
reculent
Sentez-vous se lever la
nocturne tourmente
Qui s’apprête à raser
vos cités décadentes ?
Sodome et Gomorrhe
s’embrasent
Dans les derniers feux
d’un empire
Qu’impitoyable dans son
ire
La grande main céleste
écrase
[Couplet 3]
Et ils accueillent en
sauveurs
Les légions d’archanges
en armes
Surgissant, immense
vacarme
Parmi les tonnerres
vengeurs
Accourant, enfin rassurés
Vers l’armée sublime et
divine
Envoyée sabrer la vermine
Et tout massacrer sans
pitié !
[Refrain]
Hypocrites pestez, pestez
valets du diable !
Retournez-vous, larbins,
dans votre boue minable !
Jasez, piaillez, hurlez du
fond de la vallée et puissiez-vous crever à vous égosiller !
Car vient l’heure du
crépuscule
Et déjà vos ombres
reculent
Sentez-vous se lever la
nocturne tourmente
Qui s’apprête à raser
vos cités décadentes ?
Sodome et Gomorrhe
s’embrasent
Dans les derniers feux
d’un empire
Qu’impitoyable dans son
ire
La grande main céleste
écrase
mardi 31 mars 2020
lundi 30 mars 2020
Paris Violence - Les Marches du Royaume
[Couplet 1]
Quelle est la force
centrifuge
Qui m’a poussé hors de
la vie
Quel est l’horrible
subterfuge
Qui m’a fait échouer
ici ?
Ai-je bu trop de doubles
scotchs
Ou n’en ai-je pas bu
assez ?
Pour m’être accablé du
reproche
De ne pas savoir m’enivrer
!
[Refrain]
Ai-je passé trop de nuits
blanches
A scier, attentif, la
branche
Où le hasard m’avait
assis ?
Ai-je découpé trop de
planches
Pour des radeaux si peu
étanches
Que j’en ai fait des
crucifix !
[Couplet 2]
TGV, wagon-restaurant
Les paysages qui défilent
Sont si mornes et inutiles
En regard de ce qui
m’attend
Quand donc aurai-je le
courage
D’imposer une fois pour
toutes
Le sens unique du voyage
Au désordre de mes
déroutes ?
[Refrain]
Ai-je erré comme un
somnambule
Tournant un stupide
pendule
Sur une source bien connue
?
Trop orthodoxe noctambule
Grisé de la danse des
bulles
Je ne l’ai pas vue et
pas bue !
[Pont]
Et sans fin je me perds,
et sans fin je sillonne
Les sentiers sinueux des
marches du royaume
Nocturne cavalier au
chemin indécis
Je me sens comme un livre
Qu’on n’aurait pas
encore écrit
[Couplet 3]
Le TGV arrive enfin
Et les voyageurs
impatients
Encombrent le compartiment
Avec leurs stupides gamins
Et moi mal réveillé
encore
J’attends pétrifié
d’émotion
De savoir à quelle
station
Je vais descendre dans
l’aurore
[Refrain]
Ai-je vraiment trop voyagé
Pour avoir pris ce fâcheux
trait
De toujours oublier vers
où ?
Ou est-ce mon âme affolée
Qui par amnésie assumée
M’a posé quelques
garde-fous ?
[Outro] x2
Et sans fin je me perds,
et sans fin je sillonne
Les sentiers sinueux des
marches du royaume
Nocturne cavalier au
chemin indécis
Je me sens comme un livre
Qu’on n’aurait pas
encore écrit
dimanche 29 mars 2020
Paris Violence - La Fascination de l'Abîme
[Couplet 1]
Ne serait-on réduits qu’à
fuir
Sans cesse poussés en
avant
Par ce magnétisme du pire
Qu’est le grand aimant
du néant ?
Son champ négatif nous
éloigne
Nous jetant passifs et
idiots
Dans les griffes qui nous
empoignent
De son odieux frère
jumeau
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
[Couplet 2]
L’homme est coincé
entre deux gouffres
Et erre dans ce vide
double
Vomissant ses filets de
soufre
Et il nage dans les eaux
troubles
Du grand fleuve du devenir
Qui est celui du
disparaître
Sans planche pour se
retenir
Et sans dieu auquel se
remettre
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
[Couplet 3]
Et le lourd courant nous
emporte
Et l’on se perd dans ses
rapides
Croyant entrevoir une
porte
Quand s’ouvre la faille
sordide
On entend de célestes
harpes
Mais c’est une marche
funèbre
Et la lumière qui nous
happe
N’est qu’une plus
noire ténèbre !
[Refrain]
Ne ferait-on donc jamais
rien
Que poussés par la peur
du rien ?
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